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La réglementation (Rahui)

Toutes les ressources ne sont pas exploitées de la même manière, certaines espèces sont plus recherchées et donc plus menacées.

Deux réglementations complémentaires existent :

  • La première concerne la réglementation sur les techniques de pêche, laquelle a été instaurée afin d’interdire toutes les techniques destructrices (produits chimiques, explosifs), la pêche avec des moyens entraînant la dégradation du milieu corallien (notamment la destruction des coraux), les outils qui facilitent trop la pratique de la pêche (scaphandre autonome) et réglementer la pêche au filet, objet des litiges les plus constants dans la profession. Les techniques de pêche lagonaires sont encadrées par la délibération n°88-183 AT du 8 décembre 1988 modifiée.
  • La seconde concerne les espèces, mise en place pour protéger les organismes qui sont les plus en danger afin qu’ils ne disparaissent pas et que nos enfants et les générations futures puissent aussi profiter de ces richesses. La pêche de certaines espèces est également réglementée par la délibération n°88-184 AT du 8 décembre 1988 modifiée.
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Dépliant Rahui 2013


- des trocas (Trochus niloticus)

- des burgaux (Turbo marmoratus)

- des bénitiers " pahua " (Tridacna maxima)

- des langoustes vertes " oura miti " (Panulirus penicillatus)

- des cigales de mer " tianee " (Parribacus holthuisi)

- des squilles " varo " (Lysiosquilla maculata )

- des crabes " upa’i " (Scylla serrata)

- des chevrettes d’eau douce " oura pape " (Macrobrachium lar et Macrobrachium latimanus)

- des perches "nato" (Kuhlia marginata)

La réglementation actuelle concerne :

- 4 crustacés marins (langouste, cigale, squille, crabe vert),

- 2 crustacés d’eau douce (chevrettes),

- 3 mollusques (bénitier, troca et burgau)

- un poisson de rivière (nato) avec les modalités générales suivantes :

  • Une taille minimale à la capture, variable selon l’espèce, a été définie afin de permettre à un maximum d’individus de se reproduire au moins une fois dans leur vie. En évitant la capture des individus en dessous de cette taille, on permet aux populations de se régénérer.

Pourquoi une taille minimale des prises ?

  • Des périodes de pêche, strictement interdites, ont été instaurées pour tenir compte des périodes majeures de reproduction des espèces concernées qui se situent invariablement pendant l’été austral (période chaude). L’île de Rapa a étendu cette période d’interdiction à 6 mois au lieu de 3 à 4 mois pour le reste de la Polynésie française.
  • Pour tous les crustacés concernés, il est absolument interdit de pêcher des individus ovigères (qui portent des œufs sous l’abdomen) en toute période, afin de donner une chance supplémentaire à la reproduction de ces espèces.
  • Le cas des troca et burgau est un peu particulier pour lesquels la pêche est interdite, sauf durant les périodes très bien définies où elles sont autorisées.
    La réglementation de 1988 a été ré-actualisée pour tenir compte de problèmes actuels liés tant aux techniques de pêche qu’à d’autres espèces.
    Les espèces strictement interdites à la pêche sont gérées par la Direction de l’environnement (tortues, corail noir, triton, baleines, etc...) tandis que l’huître perlière (nacre) dépend de la Direction des ressources marines.

Nouvelle réglementation concernant la pêche à la langouste

La pêche aux langoustes est ouverte de mai à janvier (période de Rahui) tout en respectant la taille minimale de 20 cm. Celle-ci est interdite du 1er Février à fin Avril (période du Tapu) à l’exception de l’île de Rapa.

Délibération n°2012-50 APF du 22 octobre 2012 parue au JOPF le 1er novembre 2012

(1) Arrêté n° 5264 MMA du 20 octobre 1992 :

Art. 2.— Est interdite la pêche aux burgaus dont le plus grand diamètre est supérieur à 20 cm ou inférieur à 17 cm ainsi que celle des burgaus marqués.