Méthodologie

Pour améliorer la gestion des ressources lagonaires exploitées, plusieurs réglementations existent. Les témoignages recueillis montrent une diminution du volume des captures vraisemblablement corrélée à une ressource moins abondante.

Il faut être prudent dans la gestion des ressources marines et ne pas considérer qu’elles sont inépuisables ; même l’éloignement des îles ou une faible population sur place ne suffit pas à garantir la pérennité de ces richesses, dans la mesure où les moyens de communication (avion ou bateau) et la facilité à organiser des circuits commerciaux simples (acheminement des produits frais par glacières) peuvent inciter à dépasser les seuils raisonnables d’exploitation. Ce qui ne posait pas de problème par le passé au niveau de la consommation par les habitants eux-mêmes, peut se révéler lourd de conséquences lorsqu’on "exporte" massivement les ressources d’un lagon vers d’autres îles (Tahiti principalement).

Au niveau des poissons exploités, il n’existe pour l’instant aucune réglementation sur la taille minimale de capture. On peut cependant noter que dans le cadre de la mise en place du PGEM de Moorea, la population de la commune associée de Papetoai a désigné une zone spéciale de pêche, dans laquelle les poissons pêchés doivent avoir une taille minimale, variable selon l’espèce, et quel que soit la technique de pêche utilisée.

Concernant plus particulièrement le corail, l’IFRECOR (Initiative Française pour les Récifs Coralliens) est une action nationale en faveur des récifs coralliens de l’Outre-mer qui fait partie de l’initiative internationale du même nom (ICRI) créée en 1995. Il existe en Polynésie française un comité local de l’IFRECOR qui finance et coordonne différentes opérations et mesures qui touchent les récifs de nos eaux.

Pour plus d’information :

- Site internet du Service de l’urbanisme