Situation actuelle

La filière crevette est en situation délicate avec une production moyenne de 50 tonnes/an, reposant sur trois producteurs dont un est également gestionnaire de l’EPT. La production est passée de 60,3 tonnes en 2004, à 40 tonnes en 2009.

Les nouvelles mesures

  • Le prix des post-larves a été abaissé de façon à promouvoir l’investissement dans le secteur (Arrêté N°1301CM du 28 septembre 1998).
  • La souche polynésienne de crevettes ainsi que les crustacés du milieu naturel ont été protégés d’un point de vue sanitaire (Arrêté N°0317CM du 12 mars 2010) vis-à-vis des risques d’importations de maladies notamment virales, comme le préconise l’Organisme Mondial de la Santé Animale.
  • La production de post-larves dont la responsabilité a été reprise par le Pays (SPE) a été confiée depuis février 2010 sous prestation à la Coopérative des Aquaculteurs de Polynésie française (CAPF) avec succès.

Les fermes aquacoles

  • 3 fermes sont toujours en activité et réparties sur une surface totale de près de 9 ha.
  • Une production de 50 tonnes/an.
  • Un potentiel actuel pour les 3 fermes après rénovation, estimé à plus de 70 tonnes/an, et à près de 120 tonnes/an après rénovation.
  • Une écloserie territoriale (EPT) vétuste, en phase de transfert vers la nouvelle écloserie qui sera localisée sur le site du Centre Technique Aquacole à Vairao. Fin des travaux prévue pour début 2010.

Le marché

  • Un marché local est de 600 tonnes/an :

- Production locale : 50 tonnes de produit frais sans conservateur, sans OGM, sans farines animales terrestres.

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Crevettes locales

- Importation : 500 tonnes de produit congelé nécessitant des conservateurs.

  • Un potentiel de production locale pour satisfaire le marché local de la crevette de qualité (fraîche, gros calibre et sans conservateur) estimé à :

- 150 à 250 tonnes/an, pour 30 à 40 emplois directs.

L’aspect zootechnique

  • L. stylirostrisl’espèce sélectionnée, est domestiquée (20 ans de travaux) et performante, c’est-à-dire qu’elle est habituée aux conditions d’élevage en Polynésie française.
  • La souche polynésienne de L. stylirostris est résistante au seul virus qui était présent en Polynésie française (IHHN) avant 2008.
  • Depuis 2008, il a été démontré et consolidé en 2010 que les élevages et le milieu naturel des zones d’élevage de crevettes polynésiennes est sain : il n’y existe aucun pathogène de crustacés à déclaration internationale obligatoire à l’Organisme Mondial de la Santé Animale ou OIE (Office International des Épizooties).
  • Les techniques d’élevage en bassins et de reproduction sont totalement maîtrisées.
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Prélèvement du spermatophore avant insémination du sperme sur l’orifice génital femelle
  • Une collaboration technique et scientifique SPE-IFREMER est en place pour :

- Une assistance technique à l’écloserie de production (actuellement l’EPT de Afaahiti-Taravao) et aux fermes.

- La préservation de la variabilité génétique de 2 souches « saines » de L. stylirostris présentes en Polynésie française.

  • De nouvelles expérimentations SPE-IFREMER sont en cours depuis 2006 à Vairao, sur l’élevage de crevettes en cages en milieu lagonaire suite aux résultats prometteurs enregistrés en 2004 : expérimentation sur les structures d’élevage, les stratégies d’alimentation, la maîtrise de la prédation par les poissons, etc...