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Situation sanitaire internationale

1. Introduction


La situation sanitaire de chaque pays conditionne les échanges internationaux en matière d’animaux vivants et de denrées alimentaires d’origine animale. Concernant les huîtres perlières, la connaissance du statut sanitaire des pays du pourtour Pacifique et de nos partenaires commerciaux vis-à-vis des mollusques est primordiale pour préserver la santé de notre cheptel.
Les données internationales, recueillies et publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé Animale - O.I.E. - (http://www.oie.int/fr/fr_index.htm), servent de fondement aux mesures de police sanitaire à l’importation que prend la Polynésie française, à l’initiative du département "Qualité Alimentaire et Action Vétérinaire" du service du développement rural.

2. Dangers et risques

L’O.I.E. établit des normes sanitaires rigoureuses, s’appuyant sur une terminologie précise. Dans le contexte de la perliculture, les dangers et les risques peuvent être définis comme suit :
- un danger désigne tout micro-organisme susceptible de provoquer des effets indésirables sur la population d’huîtres perlières,
- un risque désigne la probabilité d’apparition d’un événement néfaste pour la santé des huîtres perlières, ainsi que l’ampleur probable des conséquences de cet événement au cours d’une période donnée.

Les dangers pouvant infecter nos huîtres perlières Pinctada margaritifera sont très mal connus. Certaines suspicions pèsent lourdement sur quelques parasites, bactéries et virus provoquant de très fortes mortalités chez d’autres mollusques. De plus, de nombreux micro-organismes ubiquitaires et peu agressifs peuvent devenir pathogènes lorsque les conditions environnementales évoluent brutalement. Ces modifications sont généralement d’origine climatique et de ce fait inévitables cependant la soudaineté et l’ampleur des épisodes pathologiques qui en découlent sont très largement liées aux activités humaines comme l’augmentation des densités d’huîtres ou l’intensification des transferts.

Les risques sont donc multiples que les agents infectieux soient présents ou non dans nos eaux territoriales.
Au plan international, l’éloignement de la Polynésie française des zones de production aquacole nous confère une certaine protection naturelle, cependant, une extrême vigilance est de rigueur. Les agents pathogènes ne connaissent, bien évidemment, pas de frontières et sont susceptibles d’être introduits notamment de manière passive par les bateaux entrant dans les eaux polynésiennes (coquillages collés sur les coques, eaux de ballastes rejetées près des côtes) ou active à l’occasion d’importations de fruits de mer destinés à l’alimentation humaine et illégalement ré-immergés. L’interdiction d’importer des huîtres creuses (Crassostrea gigas) fraîches et entières de Nouvelle-Zélande, depuis décembre 2010, traduit l’application du principe de précaution dans ce domaine.

3. Veille sanitaire internationale

La veille sanitaire internationale porte sur une liste restreinte de maladies élaborée par l’O.I.E. Le suivi est quotidien, l’information régulièrement mise à jour et des cartes disponibles sur leur site (http://www.oie.int/fr/).
Les données de la région Asie Pacifique sont également consultables (http://www.rr-asia.oie.int/).