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Actualité du Ministère en charge des ressources marines

Ouverture du 4ème Forum de l’économie bleue


Le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, a prononcé le discours d’ouverture du 4ème Forum de l’économie bleue, qui se déroule sur deux jours, les 19 et 20 octobre, au Conseil économique, social et culturel (CESC).

Organisé par le Cluster maritime de la Polynésie française (CMPF), ces deux matinées de réflexion permettront aux représentants de la société civile et à l’administration, de réfléchir et d’apporter, ensemble, des solutions afin de favoriser le développement de l’économie bleue, tout en préservant les espaces maritimes.

Quatre tables rondes sont organisées dans le cadre de ce Forum. La première porte sur la définition d’une régulation des usages dans les espaces maritimes lagonaires, via l’utilisation d’outils juridiques ad hoc. La seconde porte sur la méthode à envisager pour une gestion locale et participative des zones lagonaires. La troisième se concentrera sur la manière de déployer une gouvernance et des contrôles des espaces maritimes dans leur globalité, et enfin, la quatrième, se penchera sur des recommandations pour le projet d’aire marine gérée à l’échelle du Pays.

Dans son discours, Tearii Alpha a remercié le CMPF pour cette initiative et a insisté sur l’utilité et l’importance de poursuivre cette collaboration. Le ministre du Développement des ressources primaires a indiqué que le gouvernement allait suivre de près les travaux du Forum.

La Polynésie française à la 4ème édition de la conférence « Nos Océans »

La Polynésie française à la 4ème édition de la conférence « Nos Océans »

Le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, représente la Polynésie française, à la quatrième édition de la conférence « Nos Océans », qui se tient, le 5 et 6 octobre, à Malte sous le haut patronage de l’Union Européenne.

Cette conférence de haut niveau, qui rassemble les représentants des gouvernements du monde entier, de la communauté scientifique, des organisations non gouvernementales et de la société civile, a pour objectif d’identifier des actions concrètes pour sauver les océans. C’est une nouvelle opportunité pour la Polynésie française, pays océanique par excellence, de rappeler aux parties prenantes la nécessité de rapidement mettre en œuvre les engagements pris lors de la conférence qui s’est tenue au siège des Nations Unies à New York, en juin dernier.

Signature de la « Déclaration des récifs océaniens »

En marge de la conférence, Tearii Alpha a été invité par le Prince Albert II de Monaco et le Prince de Galles, à une discussion sur les enjeux de la préservation des récifs coralliens. A cette occasion, le ministre du Développement des ressources primaires a signé, au nom de la Polynésie française, la « Déclaration des récifs coralliens » et a réaffirmé ainsi l’engagement du Gouvernement d’œuvrer pour leur préservation. Le ministre a également pu s’entretenir en privé avec le Prince pour lui exposer le projet de création en Polynésie française d’une fondation pour la sauvegarde et la valorisation des océans, en visant la promotion d’une économie bleue durable. Le ministre a porté le message du Président Edouard Fritch proposant à son Altesse sérénissime le parrainage de cette initiative.

Ce déplacement à Malte a également été l’occasion pour le ministre de visiter les laboratoires de la société ICP Texinfin, qui travaille sur la valorisation de molécules actives issues de la biodiversité terrestre et marine en Polynésie française.

Ouverture de l’atelier national de la biosécurité aquatique en Polynésie française


Le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, a ouvert, mardi, l’atelier national de la biosécurité aquatique en Polynésie qui se tiendra du 26 au 28 septembre, à la Présidence.

« A l’heure où la consommation mondiale de poissons ne cesse de croître en raison de la pression démographique tandis que, parallèlement, les ressources s’amenuisent, l’aquaculture est devenue incontournable », a déclaré le ministre dans son discours d’ouverture. A l’initiative de la division de la pêche, de l’aquaculture et des écosystèmes marins de la Communauté du Pacifique (CPS), représentée par Ruth Garcia, et en collaboration avec la direction de la Biosécurité et de la Direction des ressources marines et minières, cet atelier permettra l’élaboration et la mise en œuvre du programme « Sustainable Pacific aquaculture development for food security and economic growth » en Polynésie française.

A travers ce programme, cette division de la Communauté du Pacifique, mettra à disposition les informations dont la Polynésie a besoin afin de prendre des décisions relatives à la gestion et à la valorisation de leurs ressources aquatiques et de contribuer à la doter des outils et des capacités nécessaires à la mise en œuvre de ces décisions. En terme de biosécurité aquatique, trois éléments recouvrent ce domaine, tels que la gestion de la santé des animaux aquatiques, les échanges d’organismes aquatiques vivants et la sécurité alimentaire.

La mise en œuvre d’une stratégie de biosécurité aquatique impactera différents sujets tels que, par exemple, le statut sanitaire et de certification à l’exportation, le protocole de surveillance zoo-phytosanitaire ou encore les prescriptions en matière d’importation en rapport avec l’introduction d’animaux aquatiques et leurs produits.

Les objectifs de cet atelier sont de réaliser un état des lieux du secteur de l’aquaculture, mais aussi, en matière de biosécurité aquatique, de mettre en évidence les principaux besoins, lacunes et limites dans le domaine de la biosécurité aquatique (atouts, points faibles, opportunités et menaces).

Ainsi, protéger la santé et la biodiversité des écosystèmes aquatiques, faciliter la mise en place de nouveaux systèmes potentiels de production aquatique, assurer la pérennité des ressources alimentaires et des filières d’exportation, renforcer la capacité de participer aux circuits commerciaux équitables et protéger et mettre à profit un milieu préservé sont autant d’enjeux sur lesquels la Polynésie tirera des bénéfices de cet atelier.

Présentation de la 32eme édition de la Foire agricole


Le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, accompagné de la présidente de la Chambre d’Agriculture et de la Pêche Lagonaire, Yvette Temauri, de la trésorière de la Fédération Hei Tini Rau, Valentine Harry, ainsi que de la présidente du SPG Bio Fetia, Heia Teina, a présenté, mercredi, le programme de la 32eme édition de la Foire agricole, qui se déroulera du 28 septembre au 8 octobre sur le site de Vaitupa, à Faa’a.

Cette manifestation est organisée dans le cadre de la promotion des produits locaux et des métiers de l’agriculture, sous le haut patronage du ministère du Développement des ressources primaires, à l’initiative de la Chambre de l’Agriculture et de la Pêche Lagonaire, avec la collaboration de la fédération horticole Hei Tini Rau.

Ce rassemblement annuel est un évènement incontournable pour les agriculteurs, éleveurs et commerçants actifs dans le secteur de l’agriculture en Polynésie française. C’est le moment où ces différents acteurs se retrouvent en un même lieu, ce qui favorise notamment leurs échanges en matière d’agriculture. C’est également un moyen de communiquer de nouvelles techniques aux agriculteurs mais aussi à tous ceux qui aspirent à devenir agriculteurs. Cet évènement permet de promouvoir les produits locaux et les métiers de l’agriculture, c’est aussi une opportunité pour certains agriculteurs de rencontrer les consommateurs.

La Foire agricole a également pour mission de sensibiliser la population sur l’importance de l’agriculture dans notre société et de valoriser l’achat de produits d’origine locale. Cette nouvelle édition placée sous le thème « les produits de la terre et notre santé », met en évidence les bienfaits des produits issus de la terre sur la santé, en sensibilisant le consommateur sur les mauvaises habitudes alimentaires.

Événements incontournables de la foire, les 80 concours seront l’opportunité de présenter les produits dont les agriculteurs sont fiers. La particularité de cette année sera la remise de prix des concours pour l’innovation agroindustrielle où les porteurs de projets sérieux et fiables seront récompensés.

Cette 32eme édition accueillera près de 290 exposants. L’organisation prévoit à cet effet l’installation de 30 chapiteaux sur l’espace de Vaitupa qui s’étend sur plus de 4 hectares. Seront présents 74 agriculteurs, 12 éleveurs, 160 horticulteurs, 20 artisans, huit commerçants de matériels agricole, et quatre pêcheurs lagonaires. En outre, 11 espaces de restauration seront aménagés sur le site de Vaitupa. Le CJA (Centre des Jeunes Adolescents) fera aussi une présentation de leurs filières agricoles avec des plantes ornementales, maraîchères, des aromates, des semis, des arbres fruitiers, des cocotiers nains, des engrais bio, des intrants de poisson, de la bourre de coco broyée, ou encore des sacs de compost.

Les Maisons Familiales Rurales (MFR) seront aussi présentes sur le site avec une innovation consistant à mettre à la vente des produits agricoles issus de leurs exploitations. Ces produits seront les suivants : pastèques, taro, bananes, concombres, navets, du miel, de la confiture. En parallèle, les Maisons Familiales Rurales tiendront un stand d’information. L’ouverture officielle de la foire agricole se fera le 28 septembre. La Foire sera ouverte de 9h à 17h30, tous les jours jusqu’au 8 octobre.

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Première campagne de pêche pour le Lady Chris 6


Le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, et le ministre de l’Equipement, Luc Faatau, ont assisté, ce mercredi matin, au déchargement de la première campagne de pêche, du navire « Lady Chris 6 » géré par la société Ocean Fresh Tahiti de Georges Moarii.

Le 30 août dernier, le ministre du Développement des ressources primaires a délivré une licence de pêche professionnelle à la Sarl Ocean Fresh Tahiti, pour son thonier de 21 mètres dénommé « Lady Chris 6 ».

La famille Moarii occupe la seconde place en terme de mareyage traitant jusqu’à 1500 tonnes de poisson par an, soit environ 30 % des prises de la flotte locale et détient la moitié des parts de marché à l’export dont notamment le marché américain et le marché japonais. Avec plus de 30 ans d’expérience dans les activités de valorisation des ressources de la mer, elle exploite actuellement quatre navires basés au port de pêche de Papeete. Pour ce navire de pêche, cinq nouveaux emplois embarqués directs ont été créés.

Pour une première campagne de pêche, de deux semaines, ce sont près de 600 pièces, représentant plus d’une dizaine de tonnes de poisson commercialisables, qui ont été débarqués, ce matin, sur le Port de Pêche de Papeete. Le navire a présenté plusieurs grosses pièces de 100kg de big eyes, une espèce très prisée sur le marché local et à l’export.

Le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, et le ministre de l’Equipement, Luc Faatau, ont salué, au nom du gouvernement, l’initiative de cet armateur exemplaire et ont encouragé les pêcheurs qui exercent, ce métier noble, dans des conditions bien souvent difficiles.

La perle de Tahiti s’expose à Hong Kong


La directrice des ressources marines, Hinano Teanotoga, accompagnée de Poerava Guilloux-Dumont, représentante du ministère du Développement des ressources primaires et d’Aline Baldassari-Bernard, présidente de Tahitian Pearl Association of French Polynesia (TPAFP), participe au 35è salon international de la bijouterie, à Hong Kong, qui a ouvert ses portes mardi, sur le site « Asia World » aux grossistes du secteur. L’évènement se poursuivra du 14 au 18 septembre au « Convention Center » à Wanchai pour les détaillants.

Ce sont près de 3 600 exposants issus de 55 pays répartis sur une superficie de 135 000 m², qui participeront cette année à ce rendez-vous annuel incontournable du monde de la bijouterie. Près de 60 000 visiteurs sont attendus en provenance de 156 pays.

C’est dans le pavillon n°1 des 11 pavillons que compte le site « Asia World », dédié aux perles et gemmes, que l’on retrouve la perle de culture de Tahiti dans les stands des exposants essentiellement japonais et chinois mais aussi de certains négociants et producteurs polynésiens qui ont fait spécialement ce déplacement, fidèles à cet évènement.

La perle de culture de Tahiti continue à se démarquer sur la place de Hong Kong, véritable carrefour international du milieu des affaires de la perle. Bien que fortement concurrencée par la perle dorée principalement, et la perle blanche toujours très prisée par le marché asiatique, la perle de culture de Tahiti demeure un produit apprécié par les acheteurs étrangers, et en particulier par la clientèle chinoise principalement, et japonaise, de par son panel de couleurs, sa renommée et l’image qu’elle véhicule à travers le monde illustrant l’environnement exceptionnel des îles de la Polynésie française.

La directrice des ressources marines, la représentante du ministère du Développement des ressources primaires et la présidente de TPAFP, ont rencontré les représentants des plus importantes associations d’acheteurs japonais et chinois, ainsi que du marché nord-américain. Cette rencontre était l’occasion de faire un point sur les tendances du marché de la perle, d’évoquer la réforme règlementaire intervenue dans le secteur perlicole en Polynésie française et les orientations en matière de promotion de perle de culture de Tahiti sur ces marchés.

En parallèle à ce salon, se tenait également la vente aux enchères de Robert Wan qui présentait plus de 200 000 perles à la vente pendant 3 jours. Robert Wan s’est dit satisfait des résultats encourageants de la vente malgré une remontée des prix encore très timide. Pour le premier ambassadeur de la perle de Tahiti, la promotion demeure un vecteur essentiel pour améliorer la visibilité du produit et les ventes sur les marchés cibles et notamment le marché chinois qui semble être le plus porteur aujourd’hui.

La présidente de TPAFP, chargée de la promotion de la perle de Tahiti, est venue confirmer les actions engagées par son association avec ses partenaires des marchés chinois (TPAHK), japonais (TPJ) et nord-américain (CPAA). A cet effet, une subvention du pays à TPAFP, doublée cette année à hauteur de 100 millions Fcfp, sera prochainement soumise à l’avis de la commission du contrôle budgétaire et financier de l’Assemblée de la Polynésie française puis, à la décision du Conseil des ministres pour financer les actions de promotion prévues par TPAFP pour l’année 2017.

Restitution de l’étude sur le schéma directeur de développement de la pêche hauturière en Polynésie française


La Polynésie française est en quête d’un nouveau dynamisme qui doit s’inscrire dans la durée et, pour ce faire, le pays doit nécessairement miser sur la valorisation optimale de ses ressources propres.

La zone économique exclusive (ZEE) concentre d’importantes ressources qui sont encore peu exploitées aujourd’hui. La filière hauturière, qui a émergé il y a 25 ans, n’exploite qu’une partie restreinte des ressources disponibles. Les enjeux pour le pays sont donc d’optimiser l’exploitation durable de ces ressources sur l’ensemble de la ZEE et de profiter également des opportunités d’exploitation des eaux internationales adjacentes.
Plusieurs scenarii de développement sont envisageables, mais les conditions de succès et les impacts diffèrent selon les options. Ainsi, afin d’identifier les scenarii les plus pertinents, ceux qui maximiseront les impacts positifs tout en garantissant la gestion durable et équitable des ressources naturelles, l’élaboration d’un schéma directeur du développement de la pêche hauturière est nécessaire pour guider l’action des parties prenantes pour atteindre les objectifs souhaités.
L’étude d’élaboration de ce schéma, commanditée par le Pays au travers de la Direction des ressources marines et minières, avec le concours financier de l’Agence Française de Développement (AFD), réalisée par le bureau d’études Fisheries & Maritime Affairs (F&S), vient de s’achever.

Le Ministre en charge du développement des ressources primaires, Monsieur Tearii ALPHA, a souhaité que le rapport réalisé par F&S soit restitué aux acteurs du secteur. Cette rencontre, qui s’est tenue dans le salon d’honneur de la Présidence ce mercredi 6 septembre 2017, était l’occasion d’échanger sur les priorités et les orientations fixées par le Pays en accord avec les professionnels de la filière.
Sur la base des quatre orientations stratégiques et des dix sept objectifs spécifiques proposés dans cette étude, la filière pourra désormais se doter d’une véritable politique publique. Il appartiendra ensuite au gouvernement de valider les priorités du Pays en termes d’accompagnement de la filière et de mettre en œuvre les actions qui devront être planifiées et budgétisées. La mise en œuvre de cette politique sectorielle sollicitera la coordination et la coopération de plusieurs acteurs, aussi bien du secteur public que du secteur privé.
Présentation du schéma directeur de la pêche hauturière

Bilan des formations professionnelles de la perliculture

Le Conseil d’Enseignement et de Sélection du Centre des métiers de la nacre et de la perliculture (CMNP) de la Direction des ressources marines et minières (DRMM), présidé par le ministre des ressources primaires, Tearii Alpha, a validé, ce mercredi, au ministère des ressources primaires, le bilan des formations professionnelles « perliculteur » et « spécialisation et perfectionnement à la greffe » 2016/2017 dispensées à Rangiroa, pour les 14 stagiaires des 25ème et 26ème promotions. Sept stagiaires poursuivront leur formation de greffeur pour la rentrée prochaine prévue à compter du 18 septembre 2017.

Le Ministre Tearii Alpha a, également, informé les membres de la commission de la volonté du Gouvernement de rénover le dispositif de formation professionnelle, dans le secteur de la perliculture, pour le rendre plus efficient et efficace, avec l’objectif d’une réelle insertion professionnelle des stagiaires à l’issue de la formation.
Un diagnostic du dispositif actuel est en cours, afin de définir l’offre de formations qui pourrait être proposée courant 2018. Cet audit, mené par la DRMM, intègre le recensement des besoins des professionnels en matière de formation, le diagnostic de la structure actuelle située à Rangiroa et des moyens mis en place, les offres de formation existantes et les dispositifs d’insertion professionnelle, et débouchera sur une feuille de route qui présentera les perspectives pour la formation professionnelle dans le secteur de la perliculture.

Tearii Alpha présente la zone biomarine de...

Tearii Alpha présente la zone biomarine de Faratea


Le ministre du Développement des ressources marines, Tearii Alpha, a présenté, mercredi, dans les locaux de son ministère, en présence de responsables du bureau d’études Aqualog, actuellement en mission en Polynésie, le projet de« zone biomarine de Faratea ».

Le gouvernement de la Polynésie française souhaite en effet développer un pôle de développement aquacole dans le cadre d’un lotissement aquacole dénommé « Zone biomarine de Faratea ». Il consiste à mettre en place et organiser une zone à vocation aquacole et avec activités connexes associées, qui proposera aux futurs utilisateurs, des terrains viabilisés, adaptés à leurs activités.

Le projet permettra de répondre en partie à la problématique majeure du développement de l’aquaculture en Polynésie française comme le manque d’espace dédié à cette activité, mais aussi de faire des économies d’échelle en mutualisant certains investissements collectifs (prise d’eau de mer, traitement des eaux, émissaire, hangars, étude d’impact, etc.) ainsi que les dépenses de fonctionnement telles que le gardiennage, l’entretien et la maintenance des installations.

Dans cette optique, le gouvernement a dédié un terrain d’une superficie de plus de 35 hectares dans la zone de développement de Faratea, au nord de la presqu’île de Tahiti, attenant à la zone industrielle actuellement peu exploitée, dont les activités devront être compatibles avec celles de la zone biomarine.

Une consultation de plusieurs bureaux d’études spécialisés dans les aménagements aquacoles a été lancée en mars dernier. Le bureau d’études Aqualog, associé à la société locale d’ingénierie, H2O, a été désigné par le Pays pour mener l’étude de conception et de programmation du lotissement aquacole.

Aqualog effectue actuellement sa première mission, du 27 août au 3 septembre, afin d’étudier les contraintes et les avantages liés au site mais aussi pour rencontrer toutes les parties prenantes publiques et privées afin de mieux cerner les attentes et les besoins de chacun. L’ensemble de la prestation devra être achevé en janvier 2018 afin de passer à la phase de maitrise d’œuvre et de commencer le chantier d’aménagement dans le courant du 1er semestre 2018.

L’aménagement de la zone biomarine s’inscrit dans une optique de développement durable dans le cadre d’un projet de labellisation en adossement à un pôle Mer de compétitivité métropolitain à vocation internationale. Le projet de la zone biomarine de Faratea devrait également intégrer des normes notamment environnementales devant permettre aux entreprises aquacoles de développer des certifications ou des normes de qualité au niveau des procédés et des produits aquacoles envisagés.

Suite à l’appel à projets, lancé en fin juin, six sociétés ont répondu et proposé 7 projets concernant l’élevage de crevettes, de poissons, de crabes, de bénitiers ou de projets multiactivité tels que l’aquaponie ou des élevages associés à d’autres possibilités de création d’activité (tourisme, restauration).

L’analyse de ces projets est en cours par le bureau d’études qui mettra cette première mission à profit pour affiner les besoins des investisseurs et discuter des conditions les plus appropriées pour la gestion du site. Enfin, la zone biomarine de Faratea devrait par la suite pouvoir accueillir d’autres projets d’aquaculture et de valorisation des ressources marines.

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La société AQUALOG

AQUALOG est un bureau d’études spécialisé en aquaculture, conchyliculture et aquariologie. Fort de ses 25 années d’expérience dans ce domaine, la société présente une diversité des compétences, de la conception de sites d’élevage piscicole, aux stations de purification des coquillages, en passant par la réalisation d’aquariums publics et de Laboratoires de Recherche Appliquée.

Les ouvrages de références publiés dans le domaine de l’aquaculture et la conchyliculture (« Le guide la production aquacole » et « Le catalogue technique international de l’aquaculture ») attestent de la maîtrise des techniques aquacoles par la société et de ses capacités au niveau du dimensionnement technique.

AQUALOG réalise également la conception, l’installation et la mise en route de process de production intensive d’espèces aquatiques (écloserie, grossissement, etc.) et propose une assistance technique pour le démarrage de la production.

Bureau d’études en aquaculture et aquariologie en place depuis de nombreuses années à l’interface Recherche / Industrie, notamment avec l’université de Montpellier, l’université de Toulon – Var, Université de Corse, l’IFREMER et d’autres organismes. Les nombreuses réalisations attestent du savoir faire en matière de conception et réalisation de laboratoire – écloseries en circuit fermé, d’aquariums publics et de fermes aquacoles, plateforme de recherche et de transfert de technologie aquacole

AQUALOG et ses consultants ont réalisé depuis une vingtaine d’années, plus de 200 expertises-diagnostics à la fois pour des compagnies d’assurances (Audits techniques) mais aussi pour des entreprises dans le cadre d’expertises préalable ou de réhabilitation de projets aquacoles. Les personnels et consultants d’AQUALOG, de formation universitaire niveau Doctorat, Dea, ou ingénieurs sont spécialisés dans la reproduction de plusieurs espèces marines et eau douce (bars, dorades, esturgeons, salmonidés, poissons ornementaux, coraux…) et effectuent l’assistance technique industrielle proposée par la société, grâce à la maitrise des protocoles de production dans leur intégralité (de l’œuf aux géniteurs). Cela permet d’intégrer parfaitement les contraintes biotechniques en jeu dans les projets.

Compétences des consultants associés au bureau d’études :
• BE technique
• BE électricité
• BE environnement
• Architecte
• Nutritionniste
• Spécialiste crustacés
• Algoculture et certification qualité
• Spécialiste élevage larvaire et qualité
• Spécialiste mollusque

Campagne de réensemencement de poissons Marava (Siganus argenteus) dans le lagon de Vairao dans le cadre du projet INTEGRE

Campagne de réensemencement de poissons Marava (Siganus argenteus) dans le lagon de Vairao dans le cadre du projet INTEGRE


Le jeudi 20 juillet à Vairao, 2000 poissons « Marava » de tailles différentes ont été relâchés, en présence du Ministre Tearii ALPHA et des divers partenaires du programme.

Le programme « Innovation et tradition appliquées à l’exploitation des ressources lagonaires » du projet INTEGRE (INitiative des Territoires pour la Gestion Régionale de l’Environnement) a démarré en mai 2015, pour une durée de 3 ans. La Direction des Ressources Marines et Minières (DRMM), la Coopérative des Aquaculteurs de Polynésie Française (CAPF), le Centre de Recherches Insulaires et Observatoires de l’Environnement (CRIOBE) et le Secrétariat général pour la Communauté du Pacifique (CPS) travaillent en coopération pour la réalisation de ce projet.

Dans ce contexte, la DRMM réalise des essais, dans son centre technique aquacole (VAIA) à Vairao, pour valider des méthodes d’élevage de poissons marins à faibles coûts via la technique dite du « mésocosme ». L’objectif est de proposer une nouvelle activité piscicole accessible et, à terme, de pouvoir réaliser des campagnes de réensemencement dans des zones protégées du lagon. Pour ce faire, l’espèce sélectionnée est le « Marava  » ou poisson lapin (Siganus argenteus), un poisson herbivore à la chair appréciée localement, qui de plus, semble moins présents dans les lagons polynésiens qu’auparavant.

Les animaux relâchés ce jeudi sont tous issus des installations de production de VAIA et élevés en cages lagonaires par la DRMM.

Plusieurs semaines de réflexion et de discussion avec les différents acteurs du développement des ressources marines sur la presqu’île de Tahiti ont permis de cibler aujourd’hui une zone située près de la passe de Te Ava Iti à Vairao. Ce choix a tenu compte de critères écologiques (présence d’habitat favorable au Marava, isolement, garantir un bon suivi écologique), logistiques (surveillance, distance vis-à-vis du site de production) et sociaux (implication des communautés locales et possibilité de création de Zone de Pêche Règlementée). La zone sélectionnée mesure 14,2 hectares et sera temporairement affectée à la Direction des Ressources Marines et Minières. Une cage d’acclimatation sera installée sur site et les poissons y sont transférés 2 jours avant le relâché pour une meilleure adaptation aux nouvelles conditions environnementales.

Un pré-marquage non invasif, consistant à couper la partie supérieure de la nageoire caudale (queue), sera réalisé sur chaque individu. Cette partie de l’animal mettant environ un mois à repousser. Ce marquage permettra d’identifier les animaux les premiers jours post-relâchés et ainsi juger de l’efficacité de cette action. Ce suivi post-relâché sera effectué par le CRIOBE via une méthodologie spécifique au comptage de poissons en milieu lagonaire. Il est également prévu de juger de la pertinence de l’action un mois après le relâcher par la recapture de Marava sur et autour de la zone de relâcher. Pour ce faire, il est envisagé d’impliquer la communauté locale dans ce projet. En effet, les pêcheurs seront autorisés à chasser dans la zone de réensemencement un mois après le relâcher et ils devront alors ramener un morceau de la nageoire caudale de leurs prises afin d’identifier si le poisson est d’élevage ou s’il est sauvage.

Il s’agit du premier repeuplement de poissons d’aquaculture à l’échelle de la Polynésie française. Si les résultats sont satisfaisants (individus restant inféodés au milieu où ils ont été relâchés), il devrait être suivi d’autres campagnes de ce type dans des zones protégées (ZPR, AMP, Rahui, PGEM). Cette action s’inscrit dans la stratégie du pays en matière de gestion des ressources lagonaires.