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Projet de classement de la ZEE en aire marine gérée

Projet de classement de la ZEE en aire marine gérée


En 2013, le ministre en charge de la mer, à l’époque, Tearii Alpha a envisagé le renforcement de la protection de la zone économique exclusive polynésienne par un classement en aire marine protégée.
Lors de la conférence internationale de Guadeloupe en octobre 2014, et lors du congrès des parcs naturels de Sydney en novembre 2014, le ministre en charge de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu a relancé l’idée d’un classement de la zone économique exclusive polynésienne en aire marine gérée (AMG).
L’emploi de cette terminologie n’est pas neutre car dans l’esprit des professionnels de la mer, l’aire marine protégée est une zone sans pêche. Or, l’objectif proposé ici est d’asseoir une zone maritime bien gérée et non sanctuarisée en ce qui concerne la pêche.
En outre, en décembre 2015 lors de la COP 21 à Paris, le président de la Polynésie française a réaffirmé officiellement l’ambition de la Polynésie française de classer la totalité de sa zone économique exclusive, pour en faire une des plus grandes aires marines gérées de la planète, voire la plus grande, nommée « Tainui Atea ».
En 2016, les ministres de la mer et de l’environnement ont consulté les armateurs, les pêcheurs côtiers et les associations de protection de l’environnement sur ce projet de création d’une AMG à l’échelle de la ZEE, lequel a recueilli un avis favorable général.
C’est dans ce contexte que le gouvernement de la Polynésie française propose d’expérimenter ce tout nouvel outil de conservation de la biodiversité marine à très grande échelle, l’aire marine gérée (AMG). L’AMG est également un outil structurant de planification de l’espace maritime et de mise en cohérence des réformes sectorielles engagées et à venir, touchant à l’exploitation durable de l’océan, au niveau local, régional ou international.
Les modalités de gestion proposées
En premier lieu, le code de l’environnement a été récemment modifié et prévoit désormais le classement en « aire marine ou terrestre gérées », pour un espace protégé et géré principalement à des fins d’utilisation durable des ressources et des écosystèmes naturels.

A l’inverse des autres projets de classement en aire marine protégée de grande taille comme à Hawaii, en Nouvelle-Calédonie ou plus récemment à l’île de Pâques, le classement proposé vient consolider la gestion existante sans remettre en question les outils mis en place sur la ZEE polynésienne. Ces derniers sont d’ailleurs en cours de révision (schéma directeur de la pêche hauturière ou plan de gestion des espèces emblématiques). L’objectif est d’améliorer la coordination entre les services du Pays et de l’Etat mais également de renforcer la cohérence des actions menées par les différents utilisateurs de cet espace maritime, notamment en matière de pêche.
Au-delà du classement de l’ensemble de la ZEE polynésienne en aire marine gérée, le projet d’arrêté présente les orientations d’une gestion globale et intégrée, en matière de conservation de la biodiversité marine, de valorisation et développement des activités de pêche, de développement des activités marines durables, d’amélioration de la connaissance, de gestion intégrée, de coopération technique, politique et de contribution au rayonnement de la Polynésie française dans le Pacifique.
Il prévoit également les modalités de gouvernance avec notamment la création d’un comité de gestion dont le rôle serait d’établir le plan de gestion intégrée de l’aire marine gérée pour une durée de 3 à 5 ans, d’en assurer le suivi, l’évaluation et la révision.

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Projet de classement de la ZEE en aire marine gérée

Zone d’interdiction de mouillage à Hiva Oa

Zone d’interdiction de mouillage à Hiva Oa

La Polynésie française connaît depuis certaines années un accroissement significatif du trafic maritime de navires de plaisance dans l’archipel des Marquises. Afin de garantir la sécurité des navires de commerce lors de leurs manœuvres d’accostage et d’appareillage du quai de Tahauku à Hiva Oa et de réserver un emplacement de stationnement dédié pour le navire à passagers « Te Ata O Hiva », le Conseil des ministres a décidé d’adopter un arrêté portant création d’une zone d’interdiction de mouillage permanente, d’une zone d’interdiction de mouillage temporaire et de l’installation d’un coffre d’amarrage pour navire à passagers.

Ces zones correspondent respectivement à un chenal d’accès et une zone d’évitage pour les navires de commerce. Cette règlementation permettra d’optimiser la gestion des espaces maritimes dans l’intérêt de tous les usagers de la mer.

Commission des pêches du Pacifique Occidental et central (WCPFC) et enjeux pour la Polynésie française

Commission des pêches du Pacifique Occidental et central (WCPFC) et enjeux pour la Polynésie française

La Polynésie française a participé au treizième comité scientifique de la commission des pêches du pacifique occidental et central (WCPF) qui s’est tenu en août à Rarotonga, aux îles Cook, et au treizième comité technique et de contrôle de la WCPFC, qui s’est tenu à Pohnpei, aux Etats Fédérés de Micronésie en octobre dernier.

Le Comité scientifique réunit, en août chaque année, les scientifiques et les gestionnaires des pays membres et des territoires participants de la WCPFC, afin d’examiner les résultats des dernières études relatives aux stocks exploités de thonidés et espèces associées et d’émettre des recommandations en vue de leur exploitation durable.

Ces recommandations sont ensuite étudiées sous l’angle technique et opérationnel par le comité technique et de contrôle en octobre. Il lui appartient également d’évaluer l’application et l’applicabilité des mesures de gestion en place et de formuler des propositions de mesures dans ce domaine. Il revient ensuite à la WCPFC, lors de sa séance plénière de décembre, de valider tout ou partie des propositions de mesures de gestion, par consensus, pour les rendre applicables.

Les principaux stocks de thons (big eye, yellowfin, germon du Sud, bonite) ne sont pas considérés comme surpêchés en 2016. Ces résultats doivent néanmoins être utilisés avec prudence, car le manque de données sur les pêcheries ou leur faible qualité les rend incertains.

Pour assurer une bonne gestion des principaux stocks de thons, la commission élabore une stratégie sur le long terme en mettant en place des limites à ne pas franchir, des actions correctives dans le cas où les limites seraient atteintes, des stratégies de prélèvement, des indicateurs de performance et des évaluations régulières des mesures. Ces exigences s’appliquent à tous les Pays et territoires adhérents à la convention internationale de décembre 2000 dont la Polynésie française fait partie.

La Polynésie française a veillé à ce que le comité scientifique fournisse un avis qui permette à la Commission d’adopter un objectif précautionneux pour le stock de germon du Sud, qui représente la principale espèce pêchée en Polynésie française. Elle a notamment été soutenue par la Nouvelle-Calédonie, qui est soucieuse de maintenir aussi la rentabilité économique de ses pêcheries et l’Australie.

Les exigences croissantes de gestion, impulsées par les marchés internationaux, demandent une implication toujours plus grande d’une délégation polynésienne, non seulement au travers de sa participation aux réunions internationales à la WCPFC ou au niveau de l’agence des pêches du forum des iles du Pacifique (FFA en Anglais), mais aussi au niveau de la qualité de la collecte et du traitement des données de pêche. Elles demanderont aussi une mobilisation croissante pour l’élaboration et la mise en œuvre des mesures locales de gestion, traduisant entre autres les exigences internationales, ou dans les travaux de veille sur les processus régionaux en cours.

Agrément projets d’investissement secteurs de l’industrie et de la pêche hauturière

Agrément de quatre projets d’investissement dans les secteurs de l’industrie et de la pêche hauturière au régime des investissements directs et indirects

Le Conseil des ministres soutient la relance de l’économie dans les secteurs de l’industrie et de la pêche. Quatre projets d’investissement, représentant un montant total estimé à 918 millions Fcfp, ont ainsi été agréés aux régimes des investissements directs et indirects.

Dans le secteur de l’industrie, les programmes consistent en l’acquisition d’équipements industriels de production. En ce qui concerne la pêche hauturière professionnelle, les projets concernent l’acquisition de navires de pêche, des travaux de maintenance et le remplacement de certains équipements.

Schéma directeur de développement de la pêche hauturière en Polynésie française

Le Conseil des ministres a examiné le schéma directeur de développement de la pêche hauturière en Polynésie française, réalisé par le bureau d’étude Fisheries & Maritime Affairs (F&S), auprès des professionnels de ce secteur. La Polynésie française est en quête d’un dynamisme qui doit s’inscrire dans la durée et, pour ce faire, le Pays doit miser sur une valorisation optimale de ses ressources propres.

La zone économique exclusive (ZEE) concentre d’importantes ressources qui sont encore peu exploitées aujourd’hui. La filière hauturière, qui a émergé il y a 25 ans, n’exploite qu’une partie restreinte des ressources disponibles. Les enjeux pour le Pays sont donc d’optimiser l’exploitation durable de ces ressources sur l’ensemble de la ZEE et de profiter également des opportunités d’exploitation des eaux internationales adjacentes.

Plusieurs scenarii de développement sont envisageables, mais les conditions de succès et les impacts diffèrent selon les options. Ainsi, afin d’identifier les scenarii les plus pertinents, ceux qui auront le maximum d’impacts positifs tout en garantissant la gestion durable et équitable des ressources naturelles, l’élaboration d’un schéma directeur du développement de la pêche hauturière est nécessaire pour guider l’action des parties prenantes et atteindre les objectifs souhaités.

L’étude d’élaboration de ce schéma, qui vient de s’achever, a été commanditée par le Pays au travers de la Direction des ressources marines et minières (DRMM), avec le concours financier de l’Agence Française de Développement (AFD) et réalisée par le bureau d’études Fisheries & Maritime Affairs (F&S).

Le ministre du développement des ressources primaires a souhaité que le rapport réalisé par F&S soit restitué aux acteurs du secteur, afin d’échanger sur les priorités et les orientations fixées par le Pays en accord avec les professionnels de la filière.

Sur la base des quatre orientations stratégiques et des dix-sept objectifs spécifiques proposés dans cette étude, la filière pourra, désormais, se doter d’une véritable politique publique. Il appartiendra ensuite au gouvernement de valider les priorités du Pays en termes d’accompagnement de la filière et de mettre en œuvre les actions qui devront être planifiées et budgétisées. La mise en œuvre de cette politique sectorielle se fera avec la coordination et la coopération de l’ensemble des acteurs, aussi bien du secteur public que du secteur privé.

Adoption d’une mesure de soutien à l’essence pour les pêcheurs professionnels

Adoption d’une mesure de soutien à l’essence pour les pêcheurs professionnels

L’Assemblée de la Polynésie française a voté, jeudi après-midi, un projet de loi du Pays visant à intégrer l’essence sans plomb pour pêcheurs professionnels à la liste des produits soutenus par le Fonds de Régulation du Prix des Hydrocarbures (FRPH). Cette mesure est prolongée par la prise en charge des frais d’acheminement et de commercialisation dans les îles éloignées par le Fonds de péréquation des prix des hydrocarbures (FPPH).
Le soutien au prix du carburant a été instauré afin d’accompagner les pêcheurs en réduisant une partie des charges qui pèsent sur leurs exploitations. Le projet de loi du Pays qui a été adopté, vise ainsi à aligner le mécanisme de soutien de l’essence, à celui du gazole destiné à cette activité. Les pêcheurs professionnels utilisant de l’essence pourront bénéficier d’un prix réduit à la pompe, en remplacement du remboursement partiel a posteriori sur présentation de facture.
Cette mesure répond à une forte demande des professionnels de la pêche. Elle permet d’alléger les procédures administratives et de renforcer la trésorerie des pêcheurs qui n’auront plus à faire l’avance de ces frais de carburant.

Projet de loi du Pays sur les hydrocarbures pour les pêcheurs professionnels

Projet de loi du Pays sur les hydrocarbures pour les pêcheurs professionnels

Le soutien au prix du carburant a été instauré afin d’accompagner les pêcheurs en réduisant une partie des charges qui pèsent sur leurs exploitations. Actuellement, seul le gazole pour les pêcheurs est éligible au mécanisme du fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH). Pour sa part, le dispositif actuel de soutien consiste pour le pêcheur à payer l’essence à la pompe au prix public et à se le faire rembourser partiellement, sur présentation de facture.

Suite à l’examen du Conseil économique, social et culturel, le Conseil des ministres a transmis à l’Assemblée de la Polynésie française, un projet de loi du Pays afin d’intégrer l’essence sans plomb pour pêcheurs professionnels à la liste des produits soutenus par le FRPH et de prolonger ce soutien par une prise en charge des frais d’acheminement et de commercialisation dans les îles éloignées par le Fonds de péréquation des prix des hydrocarbures (FPPH) de sorte que les coûts d’exploitation soient réduits pour les opérateurs. Répondant ainsi aux demandes des professionnels de la pêche, cette mesure va permettre d’alléger la procédure administrative et de renforcer la trésorerie des pêcheurs qui n’auront plus à faire l’avance de ces frais de carburant.

LDT : C’est parti pour une nouvelle saison de Ature

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Participation de la Polynésie française à la Conférence des Nations Unies sur les Océans

Participation de la Polynésie française à la Conférence des Nations Unies sur les Océans

Le développement économique de la Polynésie française est étroitement lié à la gestion de la mer et à l’usage durable des ressources marines. Plusieurs plans de gestion sont actuellement mis en œuvre pour atteindre cet objectif. La gestion durable de la mer fait également partie de l’agenda régional et international.

Le Président a participé au lancement de l’année du Pacifique pour les Océans qui a eu lieu à Hawaii en septembre 2016 aux côtés d’Anote Tong, ancien président de Kiribati et de Jan Olsson, Ambassadeur de la Suède pour l’Environnement et les Océans.

La Polynésie française est désormais invitée à participer à la Conférence des Nations Unies sur les Océans, co-présidée par les Iles Fidji et la Suède, aura lieu au siège des Nations Unies à New York du 5 au 9 juin prochains. Organisée dans le cadre de l’agenda des objectifs de développement durable 2015-2030, cette conférence aura pour objectif d’appuyer la mise en œuvre et de faciliter le modus operandi de l’objectif de développement durable 14 portant sur la protection et la gestion durable de la mer et des ressources marines.

La participation de la Polynésie à ce rendez-vous international paraît importante afin de confirmer notre implication régionale en tant que nouveau membre à part entière du Forum des Iles du Pacifique et de participer à l’effort régional et international de conservation des mers et de meilleur usage des ressources marines. La délégation aux affaires internationales, européennes et du Pacifique coordonnera la préparation et l’organisation du Pays à cette manifestation

Organisation d’un séminaire régional sur la pêche lagonaire en Polynésie française

Organisation d’un séminaire régional sur la pêche lagonaire en Polynésie française

La Polynésie française et le projet régional Integre financé par le Fonds Européen organise un atelier régional consacré à la gestion des pêches lagonaires en Polynésie française du 10 au 13 avril prochains à l’hôtel Tahiti Pearl Resort d’Arue.

En Polynésie française, la pêche lagonaire représente 3400 tonnes de poissons lagonaires pour une valeur marchande de 2 milliards Fcfp. Si sa contribution dans le Produit Intérieur Brut (PIB) est minime, elle participe de manière importante à la satisfaction des besoins vitaux de la population des îles et de sa frange la plus démunie (pêche de subsistance). La diminution des ressources halieutiques lagonaires liée à la dégradation des milieux naturels et à la surpêche est ressentie depuis longtemps dans les îles de la Société, mais également dans quelques îles éloignées. Face à ce constat, la Polynésie française souhaite mettre en place des outils de gestion plus efficaces, basés entre autres sur une gestion participative avec les populations locales et un rôle accru des communes.

L’objectif principal de l’atelier est d’apporter une assistance à la Polynésie française pour améliorer son dispositif de gestion des pêches lagonaires en mettant l’accent sur la participation des pêcheurs à la gestion de la ressource. Les gestionnaires des pêches locaux pourront bénéficier de l’expérience régionale en la matière pour les adapter au contexte du Pays.

L’atelier rassemblera une quarantaine de participants dont la moitié en provenance de la région, occupant les fonctions de responsables chargés de la gestion des pêches lagonaires d’une douzaine de pays de la sous-région polynésienne, d’experts océaniens exerçant dans ce domaine. L’autre moitié des participants est issu du tissu administratif, politique et civil local : techniciens de l’administration, représentants de communes ou de la société civile impliqués dans des processus de classement environnementaux de lagons et de gestion localisée des pêches.