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Les ressources

Langouste rouge à pattes rayées

Langouste pêchée à Tubuai, Australes. Il s’agit de Panulirus longipes bispinosus Borradaile, 1899. En 2002, elle était déjà suspectée d’être présente dans les îles de la Société et aux Marquises. Son existence a été confirmée depuis à Tahiti (cf photo Bacchet de l’ouvrage CRISP/CPS "Guide des crustacés décapodes du Pacifique Sud") et maintenant aux Australes. Sa présence aux Marquises reste encore à démontrer.

Crédit photo : Charly Audouin
Attention, cette espèce ressemble à une autre espèce qui elle, est bien présente aux Marquises, il s’agit de Panulirus femoristriga (= P. albiflagellum sur le poster de la DRMM). Pour les différencier, P. femoristriga a le flagelle interne des antennules et la partie proximale de l’antenne tout blanc, alors que chez P. longipes bispinosus, le flagelle interne des antennules est brun avec des taches blanches et la partie proximale de l’antenne est brune.

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Fiche ID Panulirus longipes bispinosus

Les mollusques

Il s’agit d’un très important groupe comportant plus d’un millier d’espèces dont plusieurs ont une importance capitale dans notre économie.

A l’exception des Marquises, 2 espèces ont un rôle alimentaire important : le bénitier « pahua » et le turbo « ma’oa ».

Bénitier - pahua algues sargasses

Pour de nombreuses autres espèces, leur importance varie selon les archipels :

  • pour les Tuamotu, on peut citer la pieuvre « fe’e » et la palourde « ‘ahi » ;
  • pour les Marquises la porcelaine « poreho » et le chiton « mama » ;
  • pour les Iles Sous Le Vent, la coque « tu’a’i » et le sept-doigts « tara hitu » ;
  • pour les Iles du Vent le vermet « u’a’o ».

Depuis leur introduction en Polynésie française, 2 espèces ont une importance alimentaire non négligeable depuis les années 80 : le troca « toroka » et le burgau « ma’oa taratoni ».

Enfin, depuis quelques années, les muscles adducteurs « korori » des huîtres perlières sont de plus en plus appréciés.

En plus de l’intérêt alimentaire, 3 espèces ont un rôle économique très important : l’huître perlière « parau », le troca et le burgau.

L’exploitation de l’huître perlière a débuté dès le début du XIXe siècle dans les atolls des Tuamotu et visait tant la nacre que les perles. Entre 1889 et 1980, 45.000 tonnes de nacre ont été exportées aboutissant à une surexploitation des stocks naturels. La mise au point du collectage de naissain à la fin des années 70, a permis tant l’essor de la perliculture que la régénération des stocks des lagons.

Le troca dont l’introduction date de 1957, a commencé à être exploité à partir de 1971. A fin 2006, officiellement plus de 2.600 tonnes de coquille ont été pêchées pour une valeur départ pêcheur de 340 millions F CFP.

Trocas
Dans la réalité, les quantités exploitées sont très supérieures mais sans valorisation des coquilles puisque la commercialisation des coquilles hors des périodes autorisées est illégale.

Le burgau, a été introduit en Polynésie française en 1967. Seules 3 pêches ont été autorisées en 1993, 1995 et 2000 aboutissants à 104 tonnes de coquille pour 150 millions F CFP.

Burgau
Enfin, il ne faut pas oublier le secteur de l’artisanat local qui valorise de nombreux « coquillages » dans la confection de colliers et d’œuvres artisanales diverses.

artisanant local
En raison de leur raréfaction, 4 espèces sont protégées : le triton « pu », les 2 casques « pu tara », la moule géante « o’ota » et 4 espèces sont réglementées : troca, burgau, huître perlière et bénitier.

Fiche : Conseils clés pour mieux gérer les pêcheries de trocas

Les poissons

Les poissons constituent de loin la principale ressource exploitée en terme de tonnage et d’espèces.

Sur les quelque 800 espèces de poissons lagonaires, environ 150 espèces sont exploitées. Bien que l’on observe de grandes différences dans l’importance des espèces exploitées en fonction des archipels, il est possible de distinguer les 10 principales familles de poissons lagonaires, dont le classement est réalisé ici selon l’ordre d’importance dans l’archipel de la Société ; cela veut dire qu’un classement effectué par rapport à un autre archipel aurait été différent, mais aurait conservé pratiquement les mêmes familles.

1 - les perroquets « paati » sont constitués d’une dizaine d’espèces importantes : uhu raepu’u, kukina, pa’ati/pahoro (plusieurs espèces), uhu opara, uhu mamari’a, etc...

2 - les chirurgiens sont formés des ume pa’a, tatihi, ume tarei, maito, para’i, ti’amu, etc...

3 - les rougets « i’ihi » avec les i’ihi typiques (plusieurs espèces) mais aussi les apa’i, ara’oe, maunauna, tiere, etc...

4 - les carangues « pa’aihere » avec pa’aihere ninamu, autea, omuri, pahuru, mais aussi les petits pélagiques ature et operu

5 - les surmulets « vete » avec vete, ahuru, ati’ati’a, fa’ia, ta’uo, ta’ire, etc...

6 - les becs de cane constitués des o’eo, tamure, mu, maene

7 - les mérous avec hapu’u, tarao, roi, faroa, tonu, patu’i, atara, etc...

8 - les picots constitués de 2 espèces : marava et pa’auara

9 - les lutjans avec tuhara, to’au, ta’ape, utu, taivaiva, etc...

10 - les mulets avec tehu, nape, aua, etc...

Viennent ensuite d’autres familles dont les principaux représentants sont les nanue, i’oi’o, mata ‘ana’ana, ava, o’iri, po’ou, mara, paraharaha, huehue, moi, totara, paraha tore, etc...

Dans les cours d’eau de Polynésie française, il a été recensé 37 espèces de poisson dont 25 sont véritablement des espèces d’eau douce ; les autres étant des espèces marines pénétrant temporairement dans les cours d’eau.

Parmi ces espèces, quelques-unes ont une importance alimentaire particulière : l’anguille « puhi pa’a » qui est aussi la plus commune des 3 espèces existantes, les gobies « apiri » dont 2 espèces fournissent sous forme d’alevins les « ina’a » et enfin le poisson pavillon « nato » dont la pêche est réglementée.

On peut aussi signaler que sur les 19 espèces s’apparentant aux gobies, 15 sont endémiques : Société (2), Australes (4) et Marquises (9).

Les échinodermes

Les échinodermes sont représentés par les oursins « vana » et les holothuries ou concombre de mer « rori ».

4 oursins sont communément consommés : il s’agit des oursins diadèmes « tara poto » - le plus apprécié - et « tara roa », de l’oursin crayon « fetu’e » qui vit sur la crête récifale et de l’oursin ovale « hava’e ».

Oursins diadème - vana tara roa
La partie consommée est constituée par les organes sexuels des oursins.

Les holothuries sont formées d’une dizaine d’espèces dont quelques unes sont consommées crues, surtout aux Australes et concernent l’holothurie de brisants « rori papa’o », l’holothurie à mamelles « rori u », l’holothurie ananas « rori euta » et la petite holothurie noire « rori toto ».

Holothurie de sable - rori hei
Le marché asiatique s’intéresse plutôt aux holothuries séchées ou fumées (bêches-de-mer) dont l’espèce la plus cotée localement est le rori à mamelles.

[*OURSIN ou ECHINIDE*]

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Oursin crayon "Ahe"

L’oursin ou échinide s’apparente à l’étoile de mer, le lis de mer, le concombre de mer et l’ophiuride qui font partie des échinodermes. L’oursin est un animal exclusivement marin formé d’une coque calcaire appelée « test », recouverte de piquants.

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Coupe transversale de l’oursin

Les caractéristiques de l’oursin :

Le test

Le test ressemble à un dôme aplati à sa base. Au sommet, se trouvent l’anus et les pores génitaux et à la base, la bouche. Le test est composé de 10 doubles rangées de plaques géométriquement imbriquées, portant des piquants mobiles. De la bouche partent des rayons qui divisent la coque en dix zones : cinq radius qui alternent avec cinq interadius.

Les podias

Les radius sont percés de paires de pores d’où sortent des petits tubes appelés « podias » pouvant s’allonger ou se rétracter. Les podias servent à la fixation au substrat, à la locomotion et à la capture des proies.

Le système aquifère

Le système aquifère est un réseau de canaux, rempli d’un liquide d’une composition très similaire à l’eau de mer, mais ayant une pression osmotique légèrement supérieure. Il s’ouvre vers l’extérieur par un pore, le madrépore ou madréporite. Il part du madréporite et rejoint l’anneau aquifère. De là, le liquide passe dans le canal radiaire jusque dans les podias.

Les pédicellaires

Sur le test sont aussi fixés les « pédicellaires ». Ce sont de petits organes en forme de pinces dont le rôle est de débarrasser l’oursin des corps étrangers qui l’importunent. Munis de glandes à venin, ils ont aussi un rôle défensif.

La lanterne d’Aristote

C’est l’appareil masticateur de l’oursin. Il est très complexe. Il se compose de cinq dents reliées à des plaques calcaires et à des muscles.

Les gonades

Pour la plupart des échinoderme les sexes sont séparés et la fécondation est externe. L’oursin a 5 gonades disposées en rayon autour de l’anus à l’intérieur de la coque. Ce sont les seules parties comestibles de l’oursin.

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Gonades "Vana"

Nourriture

Les oursins sont herbivores ; ils broutent le feutre algal qui se développe sur des supports morts : coraux, dalles, etc.

Reproduction

Elle est externe

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La reproduction de l’oursin
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Larves pluteus d’oursin

Intérêt écologique

Les oursins contribuent par le broutage des algues, à améliorer la fixation de nouvelles colonies de coraux ...Ils interviennent également dans la limitation des populations de certains poissons-demoiselles Stegastes - « atoti » - qui ont tendance à détruire les coraux par la culture d’algues envahissantes.

Intérêt économique

Certaines espèces d’oursin font l’objet d’une exploitation pour la récupération de leurs gonades qui sont très appréciées localement. Les gonades sont bien remplies avant les pontes, soit en dehors de la période de pleine-lune.

La plus recherchée est l’oursin « tara poto » - oursin noir à piquants courts - Echinothrix diadema - c’est un oursin nocturne qui vit sur le platier récifal en arrière du récif -barrière. Considéré comme le meilleur de tous.

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Tara poto

Le gros oursin noir à long piquants - « tara roa » - Diadema savigny - vit dans le même milieu que le « tara poto ». Il est nocturne et s’agrège souvent en mattes sur le sable. Il n’est généralement pêché que lorsque les « tara poto » ne suffisent plus car sa qualité est moindre.

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Matte tara roa

L’oursin « crayon » ou « fetue » - Heterocentrus mamillatus - vit sur les récifs dans la zone du ressac des vagues.

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Ina

L’oursin des sables -« hava’e » - Tripneuste gratilla - est un oursin irrégulier (forme ovale) fouisseur. Il possède des piquants courts et est souvent recouvert de sable ou de débris. Avant de le consommer, il faut détruire le mucus externe de sa coquille par le feu sous peine de « grattage ».

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Havae

Technique de débarrassage des piquants, 2 méthodes sont principalement utilisées :

  • le moulin ou « taviri vana » est une sorte de nasse en grillage dans laquelle les oursins « tara roa » ou « tara poto » sont placés. Une manivelle entraîne l’ensemble et les piquants qui dépassent du grillage sont cassés par une tige de fer
  • le tapis ou « tutu » » est un morceau de grillage qui est tenu à chaque extrémité par une personne. Les oursins sont placés au centre et par des mouvement latéraux, les oursins « roulent » ; avec leur inertie, les piquants qui passent au travers du grillage sont cassés.

Colobocentrotus, dit « oursin tortue » ou « oursin bonnet de prêtre », un herbivore aux épines plates sur le haut du test et en forme de pagaie sur le sol, qui vit dans les zones de fort ressac.

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Oursin tortue Ahe 1
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Oursin tortue Ahe 2

Son design si spécifique lui permet de s’accrocher de façon optimale aux rochers, tout en évitant d’être emporté par le mouvement perpétuel de son environnement.

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Oursin tortue Ahe 3
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Oursin tortue Ahe 4

Les "inaa" ou "alevins de gobiidés"

[*Les "inaa" ou "alevins de gobiidés"*]

Le terme « inaa » se réfère aux alevins de certains gobiidés qui sont consommés périodiquement par les populations de Tahiti, Moorea et de certaines îles des Tuamotu.

A la Réunion, ils sont appelés « bichiques » - la « poutine » de Méditerranée est équivalente.
Les gobies de rivière adultes sont appelés « o’opu » à Tahiti et « kokopu » aux Tuamotu.

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Sac de inaa

Sur Tahiti et Moorea, il s’agit de gobiidés de rivière ; aux Tuamotu, il s’agit de gobiidés de mer - ce ne sont donc pas les mêmes espèces qui sont concernées.

Pour les espèces de rivière, on a recensé 5 espèces de gobies dans l’archipel de la Société dont 2 endémiques, 7 espèces aux Australes dont 4 endémiques, 9 espèces aux Marquises toutes endémiques dont 4 inféodées à une seule île et 1 espèce aux Gambier.

Pour les espèces de rivière de l’archipel de la Société, 2 espèces sont très majoritairement concernées : Sicyopterus lagocephalus surtout, ainsi que Sicyopterus pugnans, cette dernière étant une espèce endémique de l’archipel de la Société ; le stade adulte est appelé « apiri ».

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inaa sous l’eau

Le cycle des gobies de rivière est le suivant :
-  les adultes (taille entre 10 à 15 cm) pondent en rivière
-  les œufs fécondés sont emportés dans l’océan puis vont éclore donnant naissance à des larves
-  les larves se développent au stade alevin dans l’océan, et deviennent « inaa »
-  au bout d’1 à 2 mois, les alevins de couleur rose reviennent dans « leur » rivière - c’est à ce moment qu’ils sont capturés
-  les alevins (taille entre 2 à 5 cm) qui recolonisent la rivière deviennent noirs et le cycle est bouclé.

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Cycle de vie des O’opu Inaa

Pour les gobies marins, tout le cycle se passe en mer.

La pêche des inaa s’effectue en mer uniquement, à l’aide d’épuisettes appelées « tava’e » ou « tavai » ou de filets, toutes fabriqués avec de la maille « moustiquaire ».

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Pêche inaa au filet
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Peche inaa à l’épuisette

En général, la pêche se déroule à l’embouchure des rivières, mais il arrive que les bancs soient capturés pendant leur progression dans le lagon ou même au large.

La période favorable de pêche se situe entre les mois de juin et septembre, mais il arrive qu’il y ait des décalages certaines années.

Les bonnes pêches peuvent générer plusieurs tonnes de captures en une seule journée. Les « inaa » peuvent être conservés vivants 1 à 2 jours dans un vivier appelé « papare ». Installé dans la rivière ; pour certains, ce traitement améliorerait le goût du « inaa ».

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Parc à inaa

Toute la production est consommée localement, il n’y a pas d’export.

Pour un complément d’information vous pouvez consulter l’ouvrage "Atlas des poissons et des crustacés d’eau douce de Polynésie française" par P. KEITH, E. VIGNEUX et G. MARQUET, 2002. Patrimoines Naturels, 55.

Les crustacés

Les crustacés comprennent plusieurs espèces d’intérêt alimentaire à forte valeur.

Il y a tout d’abord les langoustes, dont plusieurs espèces existent en Polynésie française mais seulement 4 ont une importance appréciable : la langouste verte « oura miti » est la plus commune et est présente sur l’ensemble de nos îles.

Une autre espèce est dominante sur l’île de Rapa ; il s’agit de la langouste « pascuane » de couleur rouge.

Enfin, 2 autres espèces sont assez communes aux Marquises : la langouste de sable « u’a one » et la langouste rose « u’a toa’ke ».

Pour les cigales « ti’ane’e », il existe aussi plusieurs espèces.

Plusieurs espèces de crabes « pa’apa’a » sont consommées : le crabe vert « upa’i » est le plus important et vit dans les zones vaseuses des îles de la Société et même des Tuamotu ; on peut citer aussi le crabe tacheté de récif « tutu’au », les crabes coureurs « toetoe » et le crabe de sable « ohiti ».

i - mis à la vente
Le crustacé qui a la plus forte valeur est la squille « varo » du fait de la qualité de sa chair et de sa rareté aujourd’hui.

Squilles - varo - mâles et femelles (orangés)
Enfin, on peut aussi citer le « popoti » familier des plages battues par les vagues et le crabe de cocotier « kaveu » qui est un crustacé terrestre mais dont le cycle de reproduction passe par la mer.

Sur les 18 espèces de crustacés recensées dans les cours d’eau de Polynésie française, 13 espèces s’apparentent aux chevrettes « oura pape » dont 2 espèces ont une importance particulière : la grosse chevrette « oiha’a » et la chevrette à grosses pinces « onana » ; la pêche de ces 2 espèces est réglementée.

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Par ailleurs, 2 espèces de chevrette sont endémiques à la Polynésie française : l’une aux Australes et l’autre aux Marquises.

Enfin, une espèce de chevrette à fort potentiel de croissance a été introduite de Malaisie, pour les besoins de l’aquaculture.

Les coraux

L’écosystème récifo-lagonaire repose essentiellement sur les coraux vrais ou madrépores. Ils constituent autant de niches, aptes à abriter dans ses anfractuosités un grand nombre d’organismes et sont à l’origine de l’essentiel du « sable blanc » de nos plages.

Les coraux sont exploités indirectement au travers des extractions de sable ou de soupe de corail, en particulier aux Iles Sous Le Vent.

Les coraux sont inscrits sur la liste CITES (www.cites.org) des espèces dont le commerce international est réglementé. Il existe aussi les coraux dits « semi-précieux » tels que le corail noir, le corail bleu, les stylasters, les gorgones qui possèdent une valeur commerciale élevée.

En Polynésie française, le corail noir « aito miti » (2 espèces) est protégé depuis 1991.

Les algues

Les algues « rimu » ont une grande importance en tant que nourriture de nombreux organismes brouteurs (poissons herbivores, mollusques gastéropodes, oursins, etc...).

Algues vertes, brunes et rouges
Le polynésien, en particulier aux Australes, ne consomme que quelques espèces dont des algues vertes des genres Caulerpa et Ulva.

Certains utilisent les algues comme amendement ; cela concerne essentiellement les algues brunes des genres Turbinaria et Sargassum, qui sont considérées actuellement comme des algues envahissantes dans les archipels de la Société et dans certains atolls de l’Ouest des Tuamotu.

Définition

Les ressources lagonaires comprennent bien évidemment tous les organismes vivant dans les lagons, mais aussi ceux qui vivent sur les platiers récifaux, la pente externe des récifs barrières et atolls ainsi que le littoral des îles sans récif, jusqu’à 100 mètres de profondeur et aussi les espèces pélagiques migrant de façon épisodique dans les lagons (ature, operu, va’u).

En Polynésie française, le milieu lagonaire est habité par plus de 3000 espèces (algues, coraux, mollusques, crustacés, échinodermes et poissons) dont seulement environ 300 espèces sont exploitées actuellement.